Lettre de Normand Breault du 12 novembre 2017 en réponse à un article du Journal de Montréal: Coquelicot blanc

Coquelicot blanc

12 novembre 2017

Aujourd’hui, le seul élément positif de l’article de Martineau sur le coquelicot blanc, c’est de contribuer à faire plus largement connaître ce symbole qui fait ressortir un point important: la guerre ne tue pas seulement des militaires mais, de plus en plus, des personnes civiles comme on le voit dans les nombreux pays actuellement en guerre.

Trop souvent le coquelicot rouge est utilisé pour faire la promotion de la guerre. Les femmes qui, en Angleterre après la première guerre mondiale, ont créé ce coquelicot blanc, étaient déjà bien conscientes que toute guerre apporte avec elle des misères profondes aux familles souffrant de la perte d’un ou de plusieurs des leurs, d’où leur volonté de rappeler que les guerres n’apportent rien de bien.

Si, un jour, le support matériel de ce coquelicot blanc pouvait devenir plus adéquat, ce symbole pourrait encore plus efficacement non pas minimiser les sacrifices des militaires morts à la guerre mais d’abord dénoncer les destructions humaines et matérielles que causent ces mêmes guerres.

Merci à Martineau de contribuer à sa diffusion.

Normand Breault

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NDLR: cette lettre répond à la chronique “Les smattes“, publiée dans le Journal de Montréal, le 12 novembre 2017, qui ridiculise le port du coquelicot blanc.